"En Brebre. -En quoi? -Ben, en Brebre! -Ah, en tatagne! -En quoi?!"

"En Brebre. -En quoi? -Ben, en Brebre! -Ah, en tatagne! -En quoi?!"
Libre comme le vent sur les côtes rocheuses de Bretagne!

(Oui je sais, je l'ai déjà dit ailleurs...)

# Posté le vendredi 15 août 2008 10:20

"Rage de dent contre l'humanité"... ou pas?

"Rage de dent contre l'humanité"... ou pas?
L'envie première, en rentrant chez moi, c'est évidemment de poser mes deux fesses sur une surface molle. Puis mon dos, tiens, mon pauvre dos qui commence à souffrir des activités que je lui ai imposé ces dernières semaines. Allonger mes jambes, les tendre, les étirer, et mes pieds. A-t-on idée de les maltraiter autant pour son bon plaisir ?
Et puis, c'est écrire qui devient l'affaire primordiale de la soirée. Non, non, pas décrire mes folles aventures, on le sait déjà, c'est de l'ineffable. Se contenter d'écrire, c'est pas mal pour le moment.

Le plus douloureux cette année, ça n'est pas de retourner parmi les hommes, le mal de vivre est déjà présent, alors ça ne fait plus rien de revenir au sein de ce que je n'aime pas tellement. Le plus dur, en réalité (c'est bien le mot, par ailleurs), c'est de retrouver mon monde à moi, enfin, ma vie, vous voyez, ma bulle quotidienne. S'occuper des dents, des rendez vous, des yeux, des voyages avenirs, des soucis des amis autour, de ceux qu'on a l'impression de pas avoir vu depuis des décennies, de s'occuper de sa nouvelle vie toute proche. C'est ça, qui fait, non pas « mal », le terme serait mal choisi, mais plutôt, qui fait « bizarre ». Qui est presque décevant. C'est tellement bon, de disparaître de la circulation pendant ma durée (merci Bergson). Mais j'ai décidé d'assumer, ou du moins, d'essayer d'assumer ce que je n'ai pas su gérer depuis quelques années. Après tout, pourquoi non ?


« Mon esprit fatigué attend que je termine de répondre aux besoins non naturels de mon corps. Je vais tomber. Quoi d'autres ? »

La venue de Nicolas demain me console un peu, quand même, voire beaucoup. Ça sera différent, mais ça sera quand même, un bout du rêve. (Dans l'assemblée, on se lève, on se questionne... qui est ce mystérieux Nicolas qui demeurait incité jusqu'ici ? Arf...)

M'enfin, record battu, pas de Queen pendant deux semaines... Heureusement Freddie attendait à la maison... !



(et puis, y'a les histoires de nunuches aussi, mais ça c'est encore autre chose...)

# Posté le mardi 29 juillet 2008 18:27

Modifié le mardi 29 juillet 2008 18:56

101 enfants, dont 50 et demi sans maman...

Un Gennetines sans Noémie, c'est comme un multivitaminé sans les fruits...
101 enfants, dont 50 et demi sans maman...

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 11:46

Rendez vous au prochain printemps.

Rendez vous au prochain printemps.
La seule solution, c'est de me remettre à écrire. Ecrire ce qu'on pense, c'est trop explicite, l'explicite analyse, l'analyse tue ce qu'on pense, et ce qu'on pense devient fade. La solution serait, si il y avait une solution, la solution serait alors d'aligner les mots, de jolis mots, des mots de cuistre, et perdre celui qui cherche (ou non) à comprendre ce qu'il y a derrière. Impossible, c'est trop. Il se perd. C'est le meilleur moyen de comprendre, on ressent bien ce qu'a voulu dire l'autre, « l'auteur » si je puis dire. On se perd sur le chemin de sa propre perdition, donc, au final on a rien compris, mais c'est par ce fait même qu'on accède à la compréhension. Quelqu'un qui est perdu serait fâché de savoir que vous avez trouvé son chemin à sa place alors qu'il essayait de vous semer pour que vous compreniez. Vous comprenez ?

« Je ne sais pas quoi dire. Je suis là devant vous, sur ma chaise. J'ai peur de mal faire, alors forcément, je fais mal. Enfin, j'en ai l'impression. C'est joli ici. Du vin, non merci, c'est gentil. Je parle mais je ne dis rien, un peu comme dans les pièces de Lagarce, sauf que moi, je n'ai réellement rien à dire. Ou plutôt si, mais ce n'est pas exprimable. Si... « L'expression nécessite du temps » mais aussi de l'intimité. On ne dit pas des choses intimes à quelqu'un qui ne l'est pas avec soi. Où alors, on s'invente qu'on ne peut pas le faire. Je suis là quand même, et je ne suis pas là pour ça.
Je ne crache pas ce que j'ai sur le c½ur, à la place j'ingurgite Yassa. Au fond c'est bien, parce que je ne devrais pas, cracher, ça ne mérite pas d'être craché, ça ne mérite pas d'être maltraité. Ça ne mérite pas non plus, d'être contenu. Mais entre le garder jalousement et le vomir sans subtilité, je décide de garder. Puis je l'ai écrit. Avant je l'avais écrit. J'ai bien fait. Le papier rend les mots certes, éternels, c'est la garantie qu'ils ne s'évaporent pas au premier coup de vent sans qu'on puisse les saisir, les comprendre, je ne sais pas, tout ce qu'on peut faire avec des mots. Mais écrire, c'est aussi comme dire. C'est peut-être maladroit, et ça ne laisse que deux interprétations possibles. Celle de celui qui transmet, la vraie, encore que peu claire parfois. Celle de celui qui reçoit, la fausse, celle qui est déjà transformé par une appréhension différente de ces mêmes mots. Alors que quand tout reste en soi, aucun risque que le sens, aussi peu cohérent, aussi stupide et aussi obscure soit-il, devienne une parole équivoque, au bon vouloir du percepteur de leur concrétisation.Mais j'ai bien fait quand même. Oui, je prendrais bien du café. »
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# Posté le jeudi 10 juillet 2008 18:23

Modifié le jeudi 10 juillet 2008 18:34

"sentimus experimurque nos aeternos esse"

"sentimus experimurque nos aeternos esse"

# Posté le samedi 05 juillet 2008 07:45